Une loi stratégique pour l’avenir des mobilités dans notre pays
Participation en 2025 à la conférence Ambition France Transport
L’an dernier, j’ai eu l’extrême honneur avec 3 autres membres de la FNAUT de participer à la Conférence Ambition Transport organisée par le ministre des Transports, chargée d’étudier le financement dans les années à venir des mobilités aussi bien pour la route que pour le rail
Durant deux mois, dans mon atelier, nous avons échangé et audité les responsables du ministère des transports, des finances, de la DIR (Direction Interdépartementale des Routes, des Présidents de différentes collectivités (GART, Régions, Départements, zone rurale), des dirigeants des sociétés d’autoroutes et de distribution d’énergie, un cabinet de juriste spécialisé dans les concessions autoroutières.
Ce mercredi, à la suite de cette conférence, le ministre des Transports va présenter au Conseil des Ministres sa loi-cadre.
Vigilance extrême pour les débats au Sénat et à l’Assemblée Nationale
Le rapport de la l’atelier « Route et Autoroute » de la conférence Ambition France Transport ne donne malheureusement pas une vision complète de la richesse des échanges.
Nous serons donc extrêmement vigilent pour que les amendements votés aillent pour un développement pertinent des mobilités, connectées, sûres, et accessibles à tous
Non à la diminution des péages autoroutiers pour les poids-lourds et pour tous les véhicules à l’entrée des agglomérations
Cette proposition dans le rapport est en complète contradiction avec la volonté affichée de promouvoir les projets de Service Express Régional Métropolitain et de favoriser le fret ferroviaire
L’électrification des poids-lourds sur autoroute n’est pas viable économiquement à cours et à moyen terme.
Ce point a été démontré lors des ateliers, à l’inverse de la logistique urbaine et des transports en commun dont les flottes de véhicules peuvent être rechargés avec des coûts beaucoup plus faible la nuit au dépôt.
4 milliards chaque année
et non 2.5 milliards
peuvent être ainsi consacrés
chaque année
à d’autres projets de mobilité
Ce point a également été démontré lors de la conférence.
La priorité doit être données aux projets de SERM et à la régénération du réseau ferroviaire.
Non à la gratuité des poids-lourds sur les routes nationales reprises par les Régions.
L’an dernier, la Région AURA a repris à l’Etat la gestion de 750 km de routes nationales, refusant à l’inverse de la Région Grand Est toute redevance pour les poids-lourds qui y circulent.
Pourtant, sur certains de ces axes, la majorité de ces poids-lourds sont étrangers et ne paient pas un centime pour la congestion et la pollution qu’ils génèrent.
Les nuisances pour les riverains de ces voiries sont insupportables et induisent une insécurité manifeste aux usagers locaux et aux habitants des communes traversées.
Ce trafic extrêmement important sur certains axes contribue à une dégradation accélérée des voiries pour lesquelles elles ne sont pas prévues.
Pire encore, sur certain axe, une part importante de ces poids-lourds empruntent ces routes gratuites pour éviter de payer les péages des axes autoroutiers.
Nous veillerons à ce que la redevances poids-lourds sur les routes nationales ne soient pas interdites par des amendements durant les délibérations au Parlement et au Sénat.
L’argent de ces redevances poids-lourds doit aller aux projets de nouvelles lignes ferroviaires (Lyon-Turin, CFAL, etc.) nécessaires aux développements conjoints du trafic voyageur et du fret ferroviaire.




